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L'ÉLAGAGE RAISONNÉ EN ARIÈGE
Les arbres offrent de nombreux bienfaits, nous le savons tous ; ils purifient l’air, ils fournissent de l’oxygène, ils réduisent les ruissellements et l’érosion du sol, ils réduisent les îlots de chaleur et ils apportent une beauté incomparable aux paysages. Bref, il en devient presque absurde d’essayer d’énumérer les avantages des arbres, ils sont une partie essentielle de notre habitat.
Pour bien comprendre les bonnes pratiques, il faut comprendre le but de la pratique. L’élagage est un art qui consiste à harmoniser un arbre avec son environnement et à prévenir les défauts structuraux. Cette harmonisation implique aussi l’élimination des dangers potentiels. Ainsi, un arbre qui pousse dans une forêt n’aurait, en théorie, jamais besoin d’intervention humaine pour son bien-être. Cette notion est essentielle pour bien comprendre les bonnes pratiques de l’élagage. En effet, hormis certaines exceptions, c’est l’être humain qui, pour ses besoins, bénéficie de l’élagage. Un arbre pousse trop près de la toiture : on enlève les branches nécessaires pour créer la distance appropriée. Un arbre menace d’endommager les fils électriques : on élague pour assurer la sécurité. Un arbre mature présente une quantité importante de branches mortes possiblement dommageables pour les biens et possiblement dangereuses pour la sécurité des personnes : l’arboriste grimpeur les enlève avec le soin de ne rien endommager.

Au regard de l’arbre en soi, l’élagage est un mal nécessaire pour qu’il puisse s’épanouir en harmonie avec les structures essentielles aux humains. En comprenant ceci, on peut mieux envisager pourquoi l’arboriste professionnel refusera d’enlever des branches saines inutilement. Les normes établissent ainsi qu’un élagage qui enlèverait plus de 20 % de masse foliaire à un arbre peut causer un stress dommageable.
Une bonne pratique arboricole se résumerait donc à respecter le seuil du 20 %, mais aussi à viser d’enlever le moins possible à l’arbre. En aucun cas, il n’est un bien en soi d’enlever à un arbre ses branches, à moins qu’elles soient mortes, ou qu’elles présentent des défauts structuraux. Un défaut structurel typique est la présence de branches interférentes, c’est-à-dire deux branches qui se frottent et qui se blessent. L’idéal est de repérer ces défauts avant que les branches ne deviennent des sections trop développées, car il est possible alors que le retrait d’une des sections soit plus dommageable que ladite interférence.
Ainsi, la limite imposée d’enlèvement de masse foliaire est fixée à 20 %. Si un élagage va au-delà de ce taux, il peut en résulter un stress pour l’arbre. Il va de soi qu’un élagage qui enlève plus de 20 % de branches vivantes peut être qualifié de mauvaise pratique. Il existe aussi certaines pratiques dommageables qui ne concernent pas la quantité comme telle. Par exemple, le fameux étêtage d’arbre, qui consiste à enlever la cime, c’est-à-dire la tête de l’arbre. Plusieurs raisons peuvent motiver un propriétaire à demander à un élagueur d’étêter son arbre ; on s’imagine qu’une limitation de la hauteur apportera une sécurité ; un certain souci esthétique quant à la grosseur souhaitée de l’arbre ; l’idée que le retrait de la tête de l’arbre lui ferait du bien. Non seulement l’étêtage n’accomplit généralement pas les objectifs escomptés, il s’agit d’une des pires pratiques et qui peut apporter l’inverse de l’effet désiré.